1 avril 2025
Paul Fontaine, de Winnipeg, a frôlé la mort une semaine avant son 33e anniversaire. Sa femme, Shay, était alors enceinte de huit mois de leur deuxième enfant.
En juin 2021, Paul Fontaine a reçu un diagnostic de blocage cardiaque complet causé par une maladie inflammatoire rare appelée sarcoïdose cardiaque. Après avoir été soigné aux urgences, il s’est fait poser un stimulateur cardiaque à l’Hôpital Saint-Boniface.
Lisez l’histoire de Paul ici.
« Les années qui ont suivi ma visite à Saint-Boniface, qui m’a littéralement sauvé la vie, ont été incroyables », déclare M. Fontaine. Je pense à mon expérience là-bas et j’éprouve un incroyable sentiment de gratitude. »
Nous avons rencontré M. Fontaine et sa famille cet hiver pour savoir comment ils allaient.
Quoi de neuf pour vous et votre famille, Paul?
Nous nous portons tous très bien! Ces dernières années ont été assez chargées pour nous.
Shay et moi nous sommes mariés en août 2023. C’était une petite cérémonie : juste nous deux, nos deux enfants, deux témoins et le commissaire au mariage. Nous nous sommes mariés dans le salon de notre ancienne maison, ce qui est plutôt drôle, parce qu’elle avait déjà été vendue aux nouveaux propriétaires. Une des conditions de la vente était que la date de notre déménagement soit postérieure à celle prévue pour notre mariage.
Nous avons emménagé dans notre nouvelle maison en octobre 2023. Nous l’aimons encore plus à chaque nouvelle rénovation que nous y faisons.
Vous et Shay avez accueilli votre troisième enfant, Kieran, en juillet 2024, qui suit son frère et sa sœur aînés Elena et Emmett. Comment se passe la vie de famille chez vous?
Notre aîné, Emmett, a six ans. Il adore l’école et commence à s’intéresser à l’apprentissage de la musique. Étant moi-même musicien depuis plus de 20 ans, et ayant enseigné à quelques personnes auparavant, j’ai bien l’intention d’apprendre aux enfants à jouer de la batterie. En attendant, nous apprenons tous à jouer du piano!
Nous aimons dire qu’Elena a trois ans, bientôt seize; elle est à la fois incroyablement indépendante et confiante. Elle aime jouer toute seule avec ses poupées Barbie et adore chanter les chansons que j’apprends au piano.
Le dernier venu dans la famille est Kieran, âgé de sept mois. Je ne les compare pas, mais il est, de loin, le bébé le plus heureux et le plus calme que nous ayons jamais rencontré. Ses frères et sœurs aînés l’adorent. Ils ont hâte qu’il marche et parle pour pouvoir jouer avec lui.
Dire que les enfants nous occupent, Shay et moi, serait un euphémisme.

Comment se porte votre santé ces jours-ci?
Au jour le jour, je me sens très bien! On ne se rend pas compte à quel point on est mal jusqu’à ce qu’on se sente bien. Bien sûr, cela n’a pas été facile. J’ai dû arrêter de jouer de la musique, du moins de faire des spectacles. Cela s’accompagne de certaines restrictions physiques avec lesquelles je dois composer.
« Il est important de trouver un exutoire positif pour faire face à cette situation au quotidien. »
Le plus difficile, c’est que personne ne vous dit à quel point tout cela peut affecter votre santé mentale. J’ai eu ma part de difficultés mentales, mais je garde une vision positive de ce que la vie nous a offert.
Shay est mon roc; elle a été incroyable pendant cette épreuve. Elle m’a vraiment aidée pour ma santé mentale; elle a toujours été la première personne vers qui je me tourne.
Il est important de trouver un exutoire positif pour faire face à cette situation au quotidien. Il est important d’y travailler avec sa famille, mais surtout, d’y faire face soi-même. Ayant acheté une maison plus ancienne, j’ai un million de projets à réaliser dans la maison. Ce que je préfère, c’est de travailler de mes mains et utiliser des outils.
Que diriez-vous aux donateurs de la Fondation qui soutiennent les sciences cardiaques à Saint-Boniface?
On ne sait jamais si quelque chose comme ça va nous arriver. Je n’insisterai jamais assez sur ce point. On peut être au travail un jour et se retrouver dans un lit d’hôpital en quelques heures, comme je l’ai été. Ce qui me réconforte, c’est que si une telle chose devait se reproduire, je sais avec une certitude absolue que je serais entre bonnes mains à l’Hôpital Saint-Boniface.
On entend toujours la question : « Quel est le sens de la vie? » J’ai toujours pensé que la réponse à cette question était simplement de donner un sens à notre vie. Être un mari et un père est, sans aucun doute, la raison pour laquelle je suis ici et la raison pour laquelle je suis ENCORE ici. Toutes les choses qui se sont passées dans ma vie, les bonnes comme les mauvaises, m’ont conduit ici. Je suis là où je suis censé être, et c’est avec ma famille.