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Mai 7, 2026

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Un innovateur dans le domaine des soins cardiaques

Le Dr John Ducas accélère et améliore le traitement des crises cardiaques

Mai 1, 2026

En cas d’urgence cardiaque, les premières minutes passées aux urgences sont déterminantes.

Un examen effectué trop tard ou une utilisation inefficace des lits — comme le recours à des lits de soins intensifs pour des patients à faible risque — peut faire la différence entre un rétablissement complet et des lésions cardiaques durables.

L’optimisation de ces premiers instants est au cœur des travaux récents du Dr John Ducas.

Le Dr Ducas, cardiologue à l’Hôpital Saint-Boniface, est l’un des deux lauréats de cette année du Prix du Fonds d’innovation Ronald Duhamel. Ce prix annuel, décerné en avril et nommé en l’honneur du regretté sénateur et député de Saint-Boniface, offre un financement visant à reconnaître et à récompenser l’innovation dans les soins aux patients et la recherche médicale.

« Au fond, il s’agit d’offrir aux patients les bons soins au bon moment », explique-t-il.

Le Dr Ducas a consacré plus de quarante ans à faire progresser les soins cardiaques au Manitoba. À titre de cofondateur en 2014 du Réseau manitobain du syndrome coronarien aigu (SCA), il a contribué à uniformiser le traitement des crises cardiaques dans les communautés urbaines et rurales en 2016 et 2017.

Avec plus de 100 publications évaluées par des pairs à son actif, le Dr Ducas a contribué à améliorer l’efficacité des soins en optimisant l’utilisation des ressources existantes. Ses travaux permettent de cerner les processus pouvant être améliorés, afin que les patients reçoivent les meilleurs soins possibles sans dépendre d’effectifs ou d’infrastructures supplémentaires.

Un recours judicieux aux soins intensifs

Le Dr Ducas étudie actuellement ce qui se passe immédiatement après le traitement d’une crise cardiaque. Traditionnellement, les patients étaient systématiquement admis en soins intensifs cardiaques. Le Dr Ducas et son équipe se sont demandé si c’était toujours nécessaire.

À l’aide de l’indice de Zwolle (qui est habituellement utilisé par les médecins pour déterminer si une personne ayant subi une crise cardiaque peut rentrer chez elle rapidement) ils ont pu déterminer quels patients étaient à faible risque et pouvaient se rétablir sans risque dans un service de cardiologie classique.

Après la mise en œuvre de cette approche en 2018 à l’Hôpital Saint-Boniface, les admissions en soins intensifs ont diminué de près de moitié, ce qui a permis de libérer des ressources pour les patients qui en ont le plus besoin.

« Nous utilisons les mêmes ressources, mais de manière plus intelligente et plus efficace », a-t-il déclaré.

Le Dr Ducas indique que, grâce au financement du Prix Duhamel, son équipe et lui-même pourront analyser des données recueillies sur plusieurs années afin de confirmer que cette approche reste sûre et de trouver des pistes d’amélioration.

Réduire l’attente avant le premier examen

Un deuxième projet cible une étape encore plus précoce des soins : le moment où la personne arrive aux urgences avec des symptômes de crise cardiaque.

L’électrocardiogramme (ECG) est le premier examen que passent les patients. Les recommandations de la Société canadienne de cardiologie préconisent qu’il soit réalisé dans les dix minutes suivant leur arrivée. Mais lorsque le Dr Ducas a examiné les temps d’attente moyens dans les hôpitaux de Winnipeg, il a constaté que la plupart des patients attendaient plus longtemps.

« Un retard de quinze minutes dans la réouverture d’une artère peut augmenter le taux de mortalité de deux à trois pour cent », précise le Dr Ducas. « Si nous parvenons à réduire le temps d’attente avant l’ECG, nous pouvons limiter les lésions cardiaques à long terme. »

En collaboration avec les services d’urgence de Winnipeg, son équipe a mis en place des changements simples, notamment la formation du personnel d’accueil pour qu’il donne immédiatement la priorité aux patients souffrant de douleurs thoraciques et demande un ECG avant même de terminer l’enregistrement.

Dans un établissement, le temps d’attente médian est passé de 25 à 8 minutes en un an, sans augmentation des effectifs ni des coûts.

« Ce ne sont pas que des statistiques », insiste-t-il. « Ce sont des personnes qui rentrent chez elles avec moins de lésions cardiaques. »

Grâce au soutien du Fonds d’innovation Duhamel, le Dr Ducas étendra l’initiative « Ten-Minute Tracing » (un tracé en dix minutes) à d’autres sites du Manitoba, notamment l’Hôpital Concordia, l’Hôpital général Seven Oaks et le Centre de santé régional de Selkirk.

« Le soutien des donateurs de la Fondation nous permet de transformer les idées en progrès concrets », souligne-t-il. « Il nous aide à évaluer ce que nous faisons, à perfectionner nos méthodes et à les déployer à plus grande échelle afin que davantage de patients en bénéficient. »

Grâce au soutien de donateurs comme vous, ces changements contribuent à ce que les patients du Manitoba reçoivent les soins les plus rapides et les plus efficaces au moment où ils en ont le plus besoin.

 

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