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Juil 27, 2026

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Un cœur de mère rempli d’amour

La Dre Robin Ducas, cardiologue et responsable principale à la clinique de cardiologie maternelle, pose avec un appareil portable d’échographie Sonosite PX, pareil au nouveau dispositif destiné à la clinique et centre de recherche pour la santé cardiaque des femmes.

 

27 juillet 2026

Une cardiologue de la clinique et centre de recherche pour la santé cardiaque des femmes de l’Hôpital Saint-Boniface signale qu’elle sera en mesure de proposer aux femmes enceintes et aux jeunes mères des évaluations plus rapides et plus détaillées de leur santé cardiaque, grâce à la générosité des donatrices et donateurs de la Fondation.

Un nouvel appareil portable d’échographie au point de service (POCUS), financé par nos donatrices et nos donateurs, permettra d’optimiser les ressources de l’Hôpital Saint-Boniface tout en réduisant la nécessité pour les patientes de se rendre plusieurs fois à l’hôpital, explique la Dre Robin Ducas, experte dans le domaine émergent de la cardiologie maternelle, aussi appelée « cardio-obstétrique ».

« Il s’agit essentiellement du domaine de la cardiologie où nous prenons en charge les femmes avant la conception, pendant la grossesse et après l’accouchement lorsqu’elles souffrent d’une maladie cardiaque », explique la Dre Ducas, qui est cardiologue, responsable principale à la clinique de cardiologie maternelle et directrice médicale du programme dédié aux cardiopathies congénitales chez l’adulte au sein de l’Hôpital.

L’appareil POCUS permettra à la Dre Ducas de réaliser plus facilement une échographie cardiaque rapide, ou échocardiogramme, afin de contrôler la fonction cardiaque d’une patiente.

« Si, au moment de l’examen physique ou à la lecture des antécédents médicaux, nous relevons un élément qui nous fait craindre un problème cardiaque structurel susceptible d’influencer la prise en charge de la patiente, nous prescrivons généralement une échocardiographie complète », précise-t-elle.

L’échographie au point de service (POCUS) apporte des réponses rapides

Cependant, les patientes doivent souvent attendre ou revenir pour passer cette échocardiographie. « Cette ressource est limitée », explique-t-elle. « Il y a une liste d’attente, les cas urgents étant prioritaires. Néanmoins, si une personne a besoin d’une échocardiographie complète, on s’arrangera certainement pour la réaliser dans un délai raisonnable. »

« Mais quand je vois une patiente à la clinique, si j’ai cet appareil à portée de main, c’est bien mieux, parce que je peux lui donner une réponse sans délai. Par exemple : “Tout semble normal, pas besoin de prescrire un autre examen tout de suite”, ou “Il vaut mieux que vous reveniez”. La POCUS répond rapidement à cette question. »

Si la Dre Ducas détecte avec son stéthoscope un bruit pouvant indiquer un problème valvulaire qu’elle souhaite examiner de plus près, elle utilise l’appareil POCUS. « Je peux jeter un œil et confirmer rapidement », affirme-t-elle.

La POCUS lui permettra également de détecter des anomalies qu’elle ne pourrait pas identifier uniquement à l’aide d’un stéthoscope. « Lors d’un examen physique classique, je ne serais peut-être pas en mesure de détecter une baisse de la fonction de pompage du cœur chez une patiente… mais le fait de pouvoir examiner les images échographiques et effectuer ces mesures peut me donner l’indice qu’un changement est survenu. »

« Quand je vois une patiente à la clinique, si j’ai cet appareil à portée de main, c’est bien mieux, parce que je peux lui donner une réponse sans délai. »

« Si je veux simplement savoir si sa fonction cardiaque est la même, ou si sa valve n’a pas changé, je peux y répondre moi-même grâce à la POCUS », souligne-t-elle. « C’est aussi très utile dans le cadre d’études en série; si j’ai une patiente que je vais voir toutes les deux semaines parce que son cas est très complexe, et que je souhaite simplement vérifier rapidement la pression dans son cœur, la force de sa fonction cardiaque ou le degré de fuite de sa valve, je peux le faire moi-même sans avoir à demander chaque semaine une échocardiographie complète, ni même une échocardiographie partielle. »

« Chaque parcours de soins est unique », fait-elle remarquer. « Il y a des patientes que je suis pour une cardiopathie congénitale et qui souhaitent tomber enceintes. Dans ce cas, je leur propose un accompagnement avant la conception. Je les aide à gérer leur grossesse pendant toute sa durée. Il arrive aussi, quelquefois, qu’on m’envoie des patientes parce qu’elles présentent un nouveau problème pendant la grossesse, ou parce qu’elles développent une insuffisance cardiaque pendant la période post-partum. »

La Dre Ducas examine aussi des femmes enceintes qui présentent diverses pathologies cardiaques, des malformations cardiaques congénitales, des troubles du rythme cardiaque ou une insuffisance cardiaque liée à la grossesse. « Il s’agit donc d’examens cliniques très dynamiques, parce qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre. La possibilité de réaliser des examens d’imagerie au moment même de la consultation aide vraiment à orienter la prise en charge. »

Un dispositif au service des soins axés sur la patiente

Le programme de cardiologie maternelle prend rapidement de l’ampleur. « Je pensais ne devoir assurer une consultation qu’une fois par mois, et aujourd’hui, c’est plutôt une fois par semaine », relate-t-elle, ajoutant qu’elle ne peut pas se permettre d’avoir une longue liste d’attente : « On ne peut pas faire attendre une patiente six mois quand elle est enceinte. » C’est pourquoi elle s’efforce de concentrer sa pratique sur les patientes qui présentent des pathologies plus complexes.

Outre l’augmentation du nombre de patientes qui lui sont adressées, la Dre Ducas explique qu’elle est très occupée car de plus en plus de femmes vivent plus longtemps et peuvent procréer à un âge plus avancé malgré une maladie cardiaque.

« On observe aussi une augmentation du nombre de femmes qui tombent enceintes plus tardivement, après avoir développé une cardiopathie acquise telle qu’une insuffisance cardiaque ou un infarctus », poursuit-elle. « Et avec le recours accru aux techniques de procréation médicalement assistée comme la fécondation in vitro (FIV), certaines femmes qui, sans cela, n’auraient peut-être pas pu tomber enceintes, y parviennent désormais. »

La Dre Ducas souligne qu’« un bon nombre » de ses patientes vivent en dehors de Winnipeg. « Et si elles souffrent d’une cardiopathie complexe, à mesure que la grossesse avance, elles doivent se rendre à de nombreuses consultations obstétricales, cardiologiques et pour diverses autres raisons. Donc, si je peux réduire le plus possible le nombre de fois où elles doivent perturber leur quotidien pour consulter des professionnel(le)s de la santé, tout en leur fournissant tous les soins dont elles ont besoin, je pense que tout le monde y gagne. »

L’appareil POCUS permet d’obtenir des réponses plus rapides, rappelle-t-elle. « La possibilité de trier et d’identifier les patientes dont la prise en charge doit être renforcée plus rapidement est très utile. Je peux ainsi repérer celles qui ont réellement besoin d’un changement dans leur prise en charge, qu’il s’agisse de les hospitaliser, de leur prescrire un nouveau traitement ou de leur faire passer des examens plus poussés ou invasifs. »

 

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