Vous faites progresser la recherche vitale sur les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.
Juin 8, 2026
Pour le Dr Amir Ravandi, les patients sont au cœur de ses recherches.
Chaque jour, le Dr Ravandi, cardiologue interventionnel, traite des patients victimes d’une crise cardiaque en pratiquant des angioplasties d’urgence et en posant des endoprothèses. Il est également clinicien-chercheur à l’Hôpital Saint-Boniface et chercheur principal à l’Institut des sciences cardiovasculaires de Saint-Boniface, où il dirige des recherches visant à améliorer la récupération et les résultats à long terme après une crise cardiaque.
« Les questions auxquelles nous tentons de répondre dans mes travaux de recherche proviennent directement des patients que je traite chaque jour, déclare le Dr Ravandi. Leurs problèmes sont bien réels et très pressants, et nous voulons que notre travail se traduise par un effet concret dans leur vie. »
Grâce au soutien de donateurs et donatrices, y compris le Prix du Fonds d’innovation Ronald-Duhamel 2024, le Dr Ravandi et son équipe réalisent des travaux de recherche qui pourraient déboucher sur de meilleurs résultats pour les patients après une crise cardiaque.
« Rien de tout cela ne serait possible sans les donateurs. »
L’un de ses principaux axes de recherche est l’amélioration de la récupération après une crise cardiaque, puisque le muscle cardiaque peut encore subir des lésions pendant 48 heures.
L’équipe du Dr Ravandi étudie un anticorps susceptible de protéger le muscle cardiaque, d’assurer une meilleure récupération et d’optimiser la qualité de vie à long terme. Ce traitement en est aux premiers stades des essais cliniques.
Comprendre la DSAC chez les femmes
La maladie cardiaque se présente souvent différemment chez les femmes que chez les hommes. Citons notamment une affection appelée dissection spontanée de l’artère coronaire (DSAC), une pathologie mal comprise qui touche beaucoup plus fréquemment les femmes. La DSAC est une déchirure d’une artère cardiaque pouvant provoquer une crise cardiaque.
« Il y a très peu de recherches sur ce sujet, explique le Dr Ravandi. Comprendre ces différences est essentiel pour mieux prendre en charge les femmes. »
L’équipe du Dr Ravandi étudie des échantillons sanguins de patientes atteintes de DSAC afin d’expliquer pourquoi cette affection touche les femmes. En comparant les femmes ayant souffert d’une DSAC à celles qui n’en ont pas souffert, son équipe espère mettre en évidence des profils sanguins susceptibles de permettre un diagnostic précoce. L’espoir est qu’une signature sanguine claire aide à expliquer pourquoi la DSAC survient, permette aux médecins de la reconnaître rapidement aux urgences et débouche sur de futures options de traitement.
Accélérer le diagnostic des AVC
Contrairement aux crises cardiaques, il n’existe pas de test sanguin rapide permettant de confirmer si une personne est victime d’un AVC. « Chaque minute compte pour le cerveau dans ces moments-là, explique le Dr Ravandi. Si nous pouvons diagnostiquer un AVC plus rapidement, nous pouvons le traiter plus vite et offrir de meilleurs résultats aux patients. »




