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Jan 8, 2026

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La fiche gagnante de Saint-Boniface

Le légendaire commentateur de CJOB, Bob Irving, a commenté les matchs des Blue Bombers de 1974 à 2021.

Le 8 janvier 2025

On dit que les meilleurs joueurs jouent avec leur cœur. Le commentateur à la retraite Bob « Knuckles » Irving en sait long, lui aussi, sur ce qui fait une équipe championne, même en dehors du terrain de football.

M. Irving est surtout connu au Manitoba comme la voix emblématique des Blue Bombers de Winnipeg sur les ondes de CJOB pendant plus de 45 ans. Son nom est si étroitement associé aux Bombers que le club de football lui a offert sa propre bague de la Coupe Grey en 2019 et l’a ensuite intronisé au Ring of Honour du stade Princess Auto.

Il existe cependant une autre équipe locale qui est également chère à son cœur (littéralement). Il s’agit des soignantes et soignants attentionnés du Centre d’excellence cardiaque du Manitoba à l’Hôpital Saint-Boniface, qui l’ont accompagné tout au long d’une série d’interventions cardiaques pendant plusieurs décennies.

« Saint-Boniface, c’est chez moi pour tout ce qui concerne les problèmes cardiaques », affirme-t-il. « Je suis reconnaissant pour tout ce que l’Hôpital a fait pour moi et pour beaucoup d’autres. »

« D’après ce que j’ai entendu et compris, je pense que le programme de cardiologie de l’Hôpital Saint-Boniface est de classe mondiale », poursuit-il. « Nous avons certains des meilleurs médecins qui soient, et la recherche en cardiologie est fantastique. Je pense que celles et ceux d’entre nous qui vivent à Winnipeg et ont accès à ces soins ont vraiment de la chance. »

Des problèmes cardiaques précoces

Bien avant de commenter à la radio son premier match de la Ligue canadienne de football (LCF), sur plus de 800, Bob Irving a subi une opération à cœur ouvert à l’adolescence, à Regina, pour corriger une communication interauriculaire. Ses médecins lui ont diagnostiqué une arythmie cardiaque, avec laquelle il a appris à vivre.

« J’avais dix-huit ans quand j’ai subi l’opération », relate-t-il. « Ensuite, avec les problèmes de rythme cardiaque irrégulier et tout le reste, je savais que j’allais avoir des problèmes cardiaques pour le reste de ma vie. J’ai donc simplement accepté mon sort et j’en ai tiré le meilleur parti. »

Il y a environ 25 ans, il a constaté que son pouls s’emballait de plus en plus souvent. Il a vécu un épisode pendant qu’il jouait au golf, son passe-temps favori, au club de golf Pine Ridge, où il n’arrivait plus à ralentir les battements de son cœur.

« D’habitude, je retenais ma respiration ou je m’allongeais sur le dos pendant quelques secondes, et mon rythme cardiaque revenait à la normale », explique-t-il. « Mais ce jour-là, ça n’a pas marché, et pendant une heure et demie, mon cœur a battu à un rythme effréné, entre 130 et 180 battements par minute. »

Ses amis l’ont emmené d’urgence à l’Hôpital Concordia, où il a été soigné avec succès. Il a commencé à consulter régulièrement un cardiologue, qui lui a diagnostiqué une fibrillation auriculaire (FA), la forme la plus courante d’arythmie cardiaque, et un flutter auriculaire, une affection connexe.

Saint-Boniface s’attaque aux arythmies

Le cardiologue, et d’autres après lui, ont dit à M. Irving que son état cardiaque était compliqué. « J’ai entendu ça maintes et maintes fois au fil des ans : compliqué », se remémore-t-il.

Sur recommandation de son médecin, il s’est rendu à la clinique Mayo de Rochester, dans le Minnesota, pour passer d’autres examens. Là-bas, on lui a diagnostiqué une régurgitation valvulaire tricuspide, qui a été corrigée en 2002 par une opération à cœur ouvert à l’Hôpital Saint-Boniface.

  1. Irving a subi des ablations au laboratoire d’électrophysiologie (EP) de Saint-Boniface en 2007 et 2008. Une ablation traite la fibrillation auriculaire de manière chirurgicale en utilisant de l’énergie – par brûlure ou par congélation – pour détruire de petites zones du tissu cardiaque responsables du rythme anormal.

Il a subi une autre ablation à l’Hôpital en 2015 pour corriger une tachycardie auriculaire, un rythme cardiaque anormal provoquant une fréquence cardiaque supérieure à 100 battements par minute. À cette occasion, on lui a implanté un défibrillateur cardiaque afin de contrôler les risques liés à une maladie rare dont il souffre, appelée cardiomyopathie ventriculaire droite arythmogène (CVDA).

Les soins cardiaques sont un sport d’équipe

« Quand vous venez à Saint-Boniface pour ces interventions, le traitement que vous recevez est fabuleux », s’émerveille l’ex-commentateur sportif. « Je ne connais pas les attentes de chaque patiente ou patient, mais on veut avoir affaire à quelqu’un qui se montre attentionné, agréable, sympathique et tout le reste. »

« Je n’ai que des éloges pour les infirmières. Quand vous venez pour une intervention cardiaque, elles vous installent immédiatement, vous mettent sur un lit, vous branchent à une perfusion et vous expliquent ce qui va se passer. Ensuite, vous entrez dans la salle d’intervention ou dans la salle d’opération, et là encore, tout le monde a une attitude positive et s’efforce de vous mettre à l’aise, de vous détendre autant que possible. »

« Comme patient, selon moi, on ne peut pas demander mieux en termes de soins. »

Même à Saint-Boniface, les choix des équipes soignantes ne sont pas toujours irréprochables. Lorsque M. Irving a subi une ablation du nœud auriculo-ventriculaire à l’Hôpital en 2024, la musique qui jouait dans la salle d’opération au moment où on l’y a conduit l’a laissé perplexe.

« La chanson qui jouait était Stairway to Heaven de Led Zeppelin », s’esclaffe-t-il. « J’étais sous sédation consciente, voyez-vous? Alors j’ai demandé : “Qui est en charge de la musique?” Une des infirmières m’a répondu : “C’est vous, Bob. Que voulez-vous écouter?” J’ai demandé à écouter Shania Twain à la place. »

« Comme patient, selon moi, on ne peut pas demander mieux en termes de soins », souligne-t-il. « Je n’ai que de bons souvenirs de la façon dont on m’a traité; tout était fabuleux. »

Le temps qu’il reste au cadran

Bob Irving n’est pas du genre à s’apitoyer sur son sort. « Je suppose qu’il arrive quelquefois de se sentir misérable et de se demander : “Pourquoi moi?” et ce genre de choses. Mais ça passe très vite, car il suffit de regarder autour de soi pour trouver quelqu’un qui est dans une situation pire que la sienne. »

« J’ai 75 ans à présent. J’ai eu beaucoup de problèmes cardiaques, mais j’ai mené une vie assez normale et j’ai voyagé à travers le monde. Je peux encore jouer au golf et faire certaines des choses que j’aime vraiment. »

« Je suis sûr que je reviendrai à Saint-Boniface encore plusieurs fois », conclut-il. « Du moins, je l’espère, car ça signifie que je suis toujours vivant. »

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