Voir triple

Les gens y regardent à deux fois, même à trois fois, en apercevant les trois sœurs dans les corridors de l’Hôpital Saint-Boniface.

Marijke, Anna et Julia Fritschij sont des triplettes identiques qui travaillent toutes à l’Hôpital. De plus, elles sont nées à l’Hôpital Saint-Boniface il y a 25 ans et ont passé un mois à l’Unité néonatale de soins intensifs (UNSI) avant de pouvoir partir à la maison avec leurs parents.

Aujourd’hui, elles ont bouclé la boucle et sont heureuses de pouvoir donner à leur tour. « Nous avons toujours le sourire aux lèvres en marchant dans les corridors », dit Julia.

« Nous ne connaissons pas autre chose, mais le fait d’être des triplettes, c’est comme avoir ses deux meilleures amies constamment avec soi, ajoute Julia. Nous sommes très proches. »

« Proches, c’est peu dire », lance Anna.

« Les gens ne comprennent peut-être pas le lien que partagent des triplettes, mais nous sommes inséparables », fait remarquer Marijke.

Les sœurs en sont venues à travailler dans le domaine de la santé naturellement. Leur mère s’occupait d’un foyer de groupe pour des personnes ayant des déficiences intellectuelles. « Je crois que nous avons hérité de son intérêt pour aider les autres », dit Anna.

Marijke est inhalothérapeute depuis trois ans. « J’aime mes défis professionnels, dit-elle. En tant qu’inhalothérapeute, je suis appelée pour les urgences et les cas critiques. »

Julia est infirmière autorisée depuis deux ans. Elle fait partie de l’équipe hospitalière spécialisée en soulagement de la douleur. « En général, j’aide les patients et leurs familles dans des périodes très difficiles. Mon travail est très satisfaisant et gratifiant », affirme-t-elle.

Anna est ergothérapeute à l’hôpital depuis juillet 2019. « J’ai été attirée par l’ergothérapie en raison de la diversité de ce travail. Il n’y a jamais deux jours pareils », dit-elle.

Confusion chez les collègues

Il n’est pas facile pour leurs collègues de l’hôpital de différencier les triplettes. Souvent, elles croisent dans les corridors des personnes qu’elles ne connaissent pas, mais qui leur sourient et leur envoient la main.

Selon Marijke :

« Les gens nous confondent tout le temps. Ça arrive au moins deux fois par jour, chaque jour. »

« Chaque jour », confirme Julia.

Les inhalothérapeutes font partie de l’équipe responsable du code bleu (arrêt cardiorespiratoire). Cette équipe comprend du personnel infirmier des soins intensifs, des médecins, des aide-soignants et du personnel de soutien.

« Un jour, j’ai été appelée pour un code bleu. Je me suis rapidement présentée et le personnel infirmier des soins intensifs était sur place. Les gens m’ont regardé en ayant l’air de se demander pourquoi Marijke portait une tenue d’infirmière. Elle aurait dû s’occuper des voies respiratoires! Ils se sont vite rendu compte que j’étais sa sœur », raconte Julia.

« On m’a demandé comment je pouvais être à la fois inhalothérapeute et infirmière, ce qui n’est pas le cas, explique Marijke. Il s’agit de ma sœur! Nous avons l’habitude. »

« La confusion se dissipe lorsque nos collègues et le personnel nous voient manger ensemble à la cafétéria. Ils comprennent qu’il ne s’agit pas d’une même personne qui pratique trois professions, mais plutôt de sœurs identiques dans leurs postes respectifs », précise Anna.

Même si les gens les confondent, les trois sœurs font la fierté de leur famille. « Notre mère était très heureuse que nous ayons la chance de travailler à l’Hôpital Saint-Boniface », affirme Anna.

« Elle a reçu beaucoup de soutien lorsqu’elle nous a mises au monde et durant notre séjour à l’UNSI, en 1994. Notre mère est reconnaissante et a l’impression que c’est maintenant à notre tour de redonner et de soutenir des gens à l’hôpital. »


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